ENTRETIEN// Nicolas Pechmezac, directeur artistique des « Jolis mots de mai », les 25 et 26 mai à Montauban

ENTRETIEN// Nicolas Pechmezac, directeur artistique des « Jolis mots de mai », les 25 et 26 mai à Montauban

Alors que se tiendra les 25 et 26 mai le Salon du livre jeunesse de Montauban, nous avons rencontré Nicolas Pechmezac, le directeur artistique de ce rendez-vous incontournable pour les petits (ou grands) férus de lecture.

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Les Zébrés Magazine. – Votre salon a gravi les échelons, année après année, et bénéficie aujourd’hui d’une belle reconnaissance. Combien d’auteurs sont invités pour cette 19ème édition ?
Nicolas Pechmezac. – Notre Salon Les jolis mots de mai est en effet aujourd’hui au Top 20 des manifestations littéraires de la Région Midi-Pyrénées. Un nouveau lieu choisi en lien avec notre développement : Eurythmie, et plus de 35 écrivains et illustrateurs attendus. De grands amis nous rendent toujours visite : Anne Brouillard, Thierry Dedieu, Barroux qui a réalisé l’affiche, Zaü et son exposition de portraits d’enfants à l’encre, Gérard Moncomble pour ses récits initiatiques mis en voix par la conteuse Mélancolie Motte, Gilles Bachelet dont le dernier album a été primé à Montreuil… Nous sommes également impatients de rencontrer le plasticien Gilbert Legrand qui fait un Grand show des petites choses, Philippe-Henri Turin et son Charles à l’école des dragons, Magali Bonniol de L’Ecole des loisirs…

Après les échasses, les ânes ou les légumes musiciens, quelles animations proposerez-vous ? Quels sont les points forts du week-end ?
Cette année, c’est L’Eléphanfare ! Un spectacle de cirque reliant patrimoine du Pays Montalbanais – une éléphante s’est autrefois échappée du cirque Pinder qui hivernait dans la région, on peut la voir aujourd’hui au musée d’histoire naturelle de Montauban – et littérature jeunesse : les numéros sont une libre adaptation de l’album de Gilles Bachelet Des nouvelles de mon chat, lequel est représenté, bien sûr, par un éléphant !
Toutes les animations proposées sont un dialogue avec les livres : danse à partir de La mélodie des tuyaux de Benjamin Lacombe, ateliers pop-up ou sculpture d’après les personnages des livres des auteurs invités… Parmi les grandes nouveautés, nous offrons des espaces et moments privilégiés aux amateurs de bande dessinée, aux bébés lecteurs, un éclairage sur le livre numérique, la presse et les livres d’art avec la revue Dada…

Le portrait est la thématique de cette nouvelle édition… Pourquoi ce choix qui promet une belle sélection ?
« Il fallait bien qu’un visage réponde à tous les noms du monde. » Pour Paul Eluard, le visage aimé reflète tout ce qui est nommé. Il nous semble que c’est aussi la force de la littérature : chaque oeuvre, chaque livre, chaque personnage avec son individualité reflète un monde aux multiples facettes. Le thème de l’année invite les jeunes lecteurs à découvrir, imaginer, représenter ce « visage » de différents univers à travers les personnages et les héros, qui les habitent

Quel est votre particularité ? Qu’est-ce qui vous différencie des autres salons du livre jeunesse et pourrait justifier votre longévité ?
La spécificité de notre salon : un travail de fond toute l’année auprès des enfants et des adolescents, de la maternelle au lycée, dans les établissements scolaires, les médiathèques, les centres de loisirs, les associations, avec le livre comme support de création et de communication. Les jeunes sont en grande partie acteurs de la manifestation.

Pourquoi, selon-vous, les livres jeunesse connaissent-ils un tel succès et fascinent-ils autant les adultes ?
C’est sans doute un rêve, et l’émotion à retrouver un peu de l’enfant qu’on a été, ou qu’on croit avoir été, un voyage de lire et un voyage dans le temps qui nous bouleverse, larmes et rires mêlés.
C’est aussi paradoxalement se tourner vers l’avenir, plaisir esthétique, à la fois le plaisir du jeu avec les références culturelles et celui de la découverte, d’une littérature en train de se faire, dynamique, variée, qui renouvelle sans cesse les formes.
C’est enfin pour moi, pour les parents, les éducateurs, le bonheur du partage : on ne lit pas à l’enfant mais avec l’enfant.
Dans tous les cas : l’émerveillement et la vie.

Pour terminer, quel est votre dernier livre jeunesse coup de coeur ?
Plutôt que de donner un titre « qui marche », un auteur, je pense à la collection des éditions du Cheyne Poèmes pour grandir et j’ai envie de vous répondre : poésie. Elle a été longtemps « parent pauvre » de l’éducation et de l’édition jeunesse, considérée par le grand public comme un genre difficile d’accès ou cantonnée à la récitation, à un rôle de machine à fabriquer des bouts rimés… Lors de mes nombreux ateliers d’écriture, je laisse une large place à la lecture des poètes, pour soi, à haute voix. Les enfants et les adolescents découvrent et se découvrent, entendent et délivrent à leur tour une parole belle et vraie, expriment avec force et sensibilité une part du monde et d’eux-mêmes.

Propos recueillis par Léo Marinaud


 

Salon du livre jeunesse de Montauban – Samedi 25 et dimanche 26 mai 2013 – Eurythmie – 10h00 / 18h00 – Entrée Gratuite - www.livrejeunesse82.com

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