INTERVIEW// Arthur Jamin, un garçon brouillon à suivre de près

Alors que son premier album La ballade du garçon brouillon est annoncé pour le mois d’avril, nous sommes allés à la rencontre du chanteur Arthur Jamin qui nous a reçus après une séance de répétition. Un artiste à l’univers mélancolique et attachant qui devrait faire parler de lui dans les prochains mois.

ArthurJamin« Garçon brouillon »… C’est une manière de qualifier Arthur Jamin lui-même ?
Ah, ça se pourrait ! Je crois que ce garçon brouillon est une sorte de double fantasmé, pas vraiment un personnage avec une existence propre, non, plutôt un genre de miroir déformant avec une part de vérité et beaucoup d’invention… J’espère d’ailleurs que d’autres que moi se reconnaitront.

Votre nouveau clip Qu’est-ce qu’on oublie ? nous invite à suivre le garçon brouillon au gré des histoires de la vie, des émotions et des images croisées en chemin…
C’est vrai. Avec ses souvenirs entremêlés et ses fulgurances, ce clip est finalement un condensé des quatorze chansons qui composent l’album, rêvées comme des bulles de vie et d’amour, des états d’âmes, des points d’interrogations, des petits riens qu’on croit insaisissables… J’ai voulu livrer une vision du monde, ma vision du monde, un brin désenchantée mais pleine de tendresse pour tous les humains maladroits…

Musicalement, vous naviguez avec aisance de la pop-rock à la ballade jazzy, des influences électro aux morceaux plus festifs, à l’image de vos émois tantôt sombres, tantôt solaires… Le signe d’une patte « Jamin » ?
J’espère ! Ce que je sais, c’est que je n’aime pas m’arrêter à un seul type de musique. Chaque texte appelle un univers différent, une ambiance, un climat. Et puis j’ai toujours trouvé les mélanges musicaux et les bruitages inattendus formidablement enrichissants. Toutes ces petites bidouilles, mises bout à bout, participent à la création d’un univers… Parfois, il suffit d’un seul instrument ou d’un sample pour changer la couleur d’un morceau. C’est fascinant.

La route est un fil rouge qui permet de relier le parcours du garçon brouillon sur quelques pistes de l’album. C’est un élément particulièrement inspirant ?
Je crois que cette obsession pour la route vient de ma fascination pour les road-movies. J’aime les longs plans séquences qui transcendent les paysages comme les existences, les personnages qui se construisent – et souvent se détruisent – au fur et à mesure que les miles défilent. En fin de compte, ce sont de véritables récits initiatiques et presque toujours de puissantes plongées au cœur de l’humain. Le garçon brouillon arpente les rues, prend des taxis, observe ses contemporains le nez contre la vitre ou les fesses posées par terre… Au fond, cette déambulation, c’est un peu mon Paris-Texas à moi ! Mais sans les paysages ! (RIRES)

On peut lire que vous appréciez le travail d’Alain Souchon pour son habileté à marier simplicité, efficacité et poésie… Vous êtes en bonne voie pour prendre la relève !
Oh c’est gentil mais je crois que j’ai encore pas mal de chansons à écrire avant de lui arriver à la cheville ! J’aime Souchon, c’est vrai. Il est peut-être celui qui parvient le mieux à concilier poésie et musique populaire, c’est à dire celui qui ré-concilie tous les publics, les intellos avec les mélomanes de supermarchés ! Sans me comparer à lui, j’essaie à ma façon de simplifier les textes le plus possible, de me débarrasser du superflu pour garder ce que je crois essentiel, tout en essayant d’imprimer ma marque et de ne pas tomber dans la facilité…

Quels sont vos projets à venir ? On espère retrouver le garçon brouillon sur scène !
Eh bien je prépare activement la sortie de l’album et puis la scène, bien sûr ! Le spectacle est bientôt prêt et les dates devraient arriver très vite. Je réalise aussi l’album d’une chanteuse et travaille sur des chansons pour enfants… mais chut, je reviendrai vous en parler le moment venu !

Propos recueillis par Théo Debors


Site officiel d’Arthur Jamin : www.arthurjamin.com

One Reply to “INTERVIEW// Arthur Jamin, un garçon brouillon à suivre de près”

  1. Je voudrais juste dire que j’ai écouté, quel choc! J’adore. il y a aussi Western moderne, je trouve que c’est une chanson à fleur de peau; ça fait longtemps qu’on attend ça! Beaux clips aussi; Je vais suivre Arthur Jamin, c’est clair!

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