CRITIQUE// Coexist, The XX

1 CD XL Recordings.


Coexist. Une fête foraine déserte dont les manèges continuent de tourner, à vide et tous feux éteints continuent de tourner. Un train fantôme nous entraîne dans le tunnel de l’amour. Voix blanches dans la nuit. Frissons le long de hauts murs de cendres, murs d’abîme. C’est ce qui reste d’une femme et d’un homme. Voix tour à tour errantes et étreintes par les souvenirs et les rêves. Duo de voix blanches dans la nuit à se rappeller, rappeller l’amour. La douce griffe d’une guitare fifty’s, riff de verre tranchant réverbéré qui hante, la rondeur musclée de la basse, la drum machine qui s’emballe dans un virage… c’est la fièvre, le sang cogne, douleur lancinante et pulsations du coeur qui sombre palpite quand même, encore.

Onze titres trop courts en mots et en notes. Ils nous laissent pantelants au bord du précipice, avec le silence qui crie et nous pousse… à remettre l’album en route. En boucle.

Nicolas Pechmezac

 

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